Nous pouvons agir pour changer les choses !

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Fred Ryan
Éditorialiste Invitée
Guest Editorialist


Fred Ryan
Éditorialiste Invitée
Guest Editorialist

Il est étonnant de constater que bon nombre de personnes croient toujours que notre climat ne change pas, que les humains ne sont pas responsables de ces changements et, donc, qu’il n’y a pas grand-chose que nous devrions ou puissions faire. Fait intéressant à noter, ce point de vue semble plus courant dans la culture anglo-nord-américaine. Les cultures qui peuvent compter Jean-Jacques Rousseau parmi leurs fondateurs, par exemple, sont peut-être moins susceptibles de se bercer d’illusions ou de s’excuser des effets évidents des activités humaines.
Aujourd’hui, la COVID-19 démontre que nous sommes « tous dans le même
bateau », non seulement en tant que victimes, mais aussi en tant que causes.
En ce qui concerne le changement climatiques, de grands changements doivent être apportés à notre éco-nomie et à nos modes de vie, mais de manière graduelle et échelonnée. Cependant, les communautés du Pontiac peuvent aussi poser de petits gestes qui comptent : l’aménagement du territoire, par exemple. Nos petites communautés ont un réel pouvoir d’action dans ce domaine, nous pouvons faire une différence, et les inondations de l’année dernière ont mis en évidence la nécessité d’améliorer l’utilisation des terres.
Pendant des années, les municipalités ont ignoré de nombreuses restrictions et mises en garde concernant les plaines inondables, et pour cause : nos municipalités ont besoin de chaque centime qu’elles peuvent prélever sur les impôts fonciers.  Les maisons coûteuses ont tendance à être construites le long de la rive, souvent dans la plaine inondable. Aussi, si la province avait eu une méthode plus rationnelle pour soutenir les gouvernements municipaux, nous ne serions pas confrontés aujourd’hui aux dépenses liées à la dernière inondation majeure et au rachat par le gouvernement des propriétés situées dans la plaine inondable. 
Nous pouvons agir, en restreignant la construction dans les plaines inondables et dans les zones à risques et en exigeant que toute nouvelle construction soit réalisée sur des propriétés déjà existantes. Pas de coupe de forêt pour construire une maison dans les bois ! Pas d’appropriation de terres agricoles pour construire un domaine rural, avec son propre stationnement, à la manière de l’Ontario !
Cela aurait pour effet de faire disparaître les terrains vacants et les bâtiments
en ruine, si courants ici. Cela mettrait fin aux dépenses et aux pertes dues aux incendies de forêt qui affectent les communautés. Cela concentrerait nos villes et villages, les renouvellerait et permettrait d’améliorer les infrastructures publiques, au lieu de les étendre toujours à de nouvelles constructions en dehors des réseaux d’eau, des égouts, des bouches d’incendie, des rues et de l’éclairage municipal existants.
C’est quelque chose que chacune de nos municipalités pourrait entreprendre et qui contribuerait directement à atténuer les dommages que subissent notre planète et notre atmosphère. Cela nous rapprocherait les uns des autres.  Pour y parvenir, il faut exiger que le gouvernement provincial finance les municipalités de manière plus rationnelle.